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Nomenclature infirmière et tarifs INAMI en 2026 : ce qui change (et ce qui ne change pas) pour votre facturation

18 septembre 2026

Indexation des tarifs INAMI au 1er janvier 2026, exceptions à connaître, et rappel des règles de l'article 8 qui causent le plus de rejets de facturation.

En tant qu’infirmier ou infirmière à domicile indépendant(e), vous n’avez pas le temps de lire les circulaires de l’INAMI ligne par ligne. Et pourtant, une prestation mal codée ou un forfait mal justifié, c’est un rejet de facturation — donc un revenu qui n’arrive jamais, ou qui arrive trois mois plus tard après correction. Voici ce qui s’applique concrètement en 2026, sans jargon inutile.

L’indexation du 1er janvier 2026 : +2,72 % sur la majorité des codes

Depuis le 1er janvier 2026, les tarifs de la nomenclature infirmière ont été indexés linéairement de 2,72 %, conformément à la circulaire officielle de l’INAMI (RIZIV). Concrètement : la majorité des actes et forfaits que vous facturez chaque jour — toilettes, pansements, injections, forfaits journaliers de dépendance — voient leur montant augmenter automatiquement de ce pourcentage par rapport à 2025.

C’est une bonne nouvelle pour vos revenus, mais c’est aussi le genre de changement qui passe inaperçu jusqu’au jour où votre logiciel de facturation applique encore l’ancien tarif — et où la mutuelle rejette ou corrige la prestation. Le réflexe à avoir : vérifier que votre outil de facturation (ou votre bureau de tarification) applique bien les nouveaux montants depuis le 1er janvier, et pas seulement à partir du jour où vous vous en êtes rendu compte.

L’exception à connaître : certains codes baissent, eux

C’est le détail que peu d’infirmiers connaissent, et qui peut surprendre sur une facturation : quatre codes de la nomenclature n’ont pas été indexés à la hausse en 2026. Il s’agit des codes 427070, 427151, 427173 et 427195 (honoraires forfaitaires), qui subissent au contraire une réduction de 25 %.

Si vous utilisez régulièrement l’un de ces codes, ne soyez pas surpris(e) de voir un montant plus bas qu’en 2025 sur votre relevé — ce n’est pas une erreur de votre logiciel, c’est la règle en vigueur. Mieux vaut le savoir à l’avance que le découvrir en épluchant vos comptes en fin de trimestre.

Bon à savoir : les montants exacts par code varient selon votre statut (conventionné ou non) et le régime du patient (préférentiel ou non). Pour les chiffres précis applicables à votre situation, référez-vous toujours au tableau tarifaire officiel de l’INAMI ou à votre outil de facturation à jour — cet article vous donne la logique du changement, pas une grille tarifaire à recopier telle quelle.

Article 8 : les règles qui continuent de faire trébucher les infirmiers en 2026

L’indexation fait parler d’elle chaque mois de janvier, mais ce sont souvent des règles plus anciennes de l’article 8 — toujours en vigueur en 2026 — qui génèrent le plus de rejets au quotidien. Petit rappel de celles qui reviennent le plus souvent :

La règle du forfait C/PC en cas d’admission ou de décès du patient. Si un patient sous forfait C ou forfait PC est admis dans un établissement de soins ou décède avant qu’une deuxième séance de soins n’ait eu lieu ce jour-là, il est possible d’attester le forfait quand même sur base de cette seule séance. Beaucoup d’infirmiers, par prudence, renoncent à facturer dans ce cas — alors que la règle les y autorise. Attention : le texte officiel de l’INAMI mentionne cette tolérance spécifiquement pour les forfaits C et PC — pas pour les forfaits A ou B, à vérifier dans votre outil de facturation si vous avez un doute sur un cas précis.

Les conditions de contrôle pour les soins palliatifs — deux règles à ne pas confondre. Quand un(e) aide-soignant(e) prend en charge un patient en soins palliatifs, un infirmier gradué (ou équivalent), une sage-femme ou un infirmier breveté doit effectuer au moins une visite de contrôle par jour — sans exception, y compris le jour de l’admission ou du décès. La règle est différente pour un hospitalier/assistant en soins hospitaliers : lui doit simplement qu’un infirmier gradué ait dispensé des soins le même jour, et le jour de l’admission ou du décès, aucune visite de contrôle n’est exigée du tout. Confondre les deux catégories est une source fréquente d’erreur — et donc de rejet.

La définition élargie du “domicile”. Depuis plusieurs années déjà, le “domicile” au sens de la nomenclature ne se limite pas au logement du patient : il couvre aussi les structures d’accueil de jour, les écoles, les camps, le lieu de travail, un logement de vacances, et même le domicile d’un proche aidant. Utile à connaître quand un patient est pris en charge en dehors de chez lui.

Le seuil de justification pour les indépendants. Un infirmier indépendant peut attester jusqu’à 40 000 valeurs W par an sans justification automatique. Au-delà, l’INAMI peut demander des explications — ce n’est pas un blocage de facturation, mais mieux vaut avoir un dossier patient bien tenu si ce seuil est franchi.

Comment éviter les rejets liés à ces règles

Aucune de ces règles n’est nouvelle en soi — c’est justement le problème : elles sont anciennes, dispersées entre plusieurs circulaires, et faciles à oublier au milieu d’une tournée chargée. Trois réflexes simples limitent la grande majorité des rejets :

  • Tenir un dossier patient à jour (visites de contrôle, forfait attribué, date d’admission ou de décès) pour pouvoir justifier chaque prestation en cas de question de la mutuelle.
  • Vérifier une fois par an, en janvier, que les tarifs appliqués par votre outil de facturation correspondent bien à la nouvelle indexation.
  • Se faire aider par un outil qui applique automatiquement les bons codes et les bons montants, plutôt que de tout retenir soi-même.

C’est précisément ce que Karéa automatise : vos prestations du jour sont transformées en facturation prête à envoyer, avec les bons codes et les tarifs à jour — sans que vous ayez à surveiller chaque circulaire de l’INAMI.


*Sources officielles citées dans cet article : tableau tarifaire INAMI — soins infirmiers, applicable au 1/01/2026, adaptations de l’article 8 de la nomenclature infirmière — INAMI.

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